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ASSAPE et REMPART de 1990 à 2000

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ASSAPE et REMPART coopèrent durant plus de 10 ans au service du Patrimoine de PUY L’ÉVÊQUE et de son canton.

La concrétisation d’un vieux rêve !


Les chantiers des jeunes bénévoles de REMPART ne constituent pas toute l’activité de l'ASSAPE mais ils en marquent chaque année la phase paroxysmale.

Extrait de " Notre patrimoine - 1998 “


LES SOURCES :

  • Archives de l’ASSAPE

  • Archives personnelles de Serge SOUPLET.

  • Photos de Alain AUZANNEAU, photographe à PUY L’ÉVÊQUE pour le N/B et de Serge SOUPLET pour la couleur.

  • Vidéo amateur, conservée par Serge SOUPLET qui date de 1993 et fut réalisée pour la participation au concours FNASSEM. Texte écrit par l'ASSAPE et images filmées par Jacques PHELUT à l’aide d’un camescope VHS.

Des extraits de cette vidéo sont répartis tout au long de cet article. Son morcellement rendra plus acceptable la faiblesse de qualité de ces images qui ont été acquises avec une technologie obsolète actuellement et qui ont de surcroit, subi l’usure du temps. Elles ont été converties en format mp4 par Daniel GAGÉ. Cette vidéo reste néanmoins informative !


REMPART est un acronyme : Réhabilitation et Entretien des Monuments et du Patrimoine ARTistique.

Les chantiers portés par l’ASSAPE ont répondu aux valeurs de REMPART : découverte de lieux de patrimoine et de techniques de restauration, mais aussi apprentissage de la vie en collectivité et exercice de la citoyenneté.

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L’Union REMPART est une union d’associations de sauvegarde du patrimoine et d’éducation populaire, dont le but est la restauration de monuments. Fondée le 11 juillet 1966 par le Touring club de France, elle a été reconnue comme organisme d’utilité publique en 1982.

L’union REMPART fait sa promotion dans les écoles supérieures nationales et internationales. Les jeunes volontaires émettent un vœu concernant le lieu de leur mission parmi les 300 proposés. La pluralité des métiers liés à la restauration du Patrimoine a suscité des vocations parmi lieux.

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Depuis 1970, début de son existence, l'ASSAPE a listé des monuments ou éléments vernaculaires à remettre en état.

A partir de 1990, elle agit grâce à la solidarité d’un trio aux compétences complémentaires : M. Jean Pierre DAVEZAC, M. Jean Pierre CLAMENS et M. Serge SOUPLET passent à l’action. Ils sélectionnent des projets, étudient leur faisabilité avec les accords préalables des municipalités et des Monuments de France et établissent un plan de financement. Ils adhèrent à l’union REMPART pour bénéficier d’une main-d’oeuvre gratuite fort appréciable.

Durant ses années de colaboration avec REMPART, l'ASSAPE a réussi à concrétiser une bonne partie de ses “rêves” en restaurant elle-même des éléments du patrimoine de PUY L’ÉVÊQUE ou de son canton et en les mettant en exergue sur des chemins de randonnée créés par leurs soins pour l’agrément des habitants locaux et des touristes.

Le financement des travaux de l'ASSAPE a été réalisé grâce à des subventions accordées par divers organismes : La DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), la DRAE (Direction régionale Architecture et Environnement), le Conseil Régional et la direction départementale de la Jeunesse et des Sports. Les communes concernées ont elles aussi apporté leur contribution.

Le travail réalisé par les jeunes de REMPART s’est effectué en échange d’un apprentissage technique et d’un encadrement dans les loisirs. Étaient à la charge de ces bénévoles, les frais d’inscription à REMPART, les frais de déplacement jusqu’au lieu de travail et les frais de nourriture durant la totalité du séjour.


L’ENCADREMENT :

M. Jean Pierre CLAMENS, M. Jean Pierre DAVEZAC et M. Serge SOUPLET recrutaient en général parmi les candidats de REMPART 6 garçons et 6 filles dont 6 français et 6 étrangers dans un souci de mixité et de brassage de nationalités. Durant 2 semaines chaque été, ils géraient leur présence.

Ils se répartissaient ainsi les tâches :

  • Direction administrative des travaux :M. DAVEZAC, retraité ingénieur. Président de l'ASSAPE depuis 1995.

  • Direction technique des chantiers : M. CLAMENS, retraité ingénieur. Président de l'ASSAPE de 1987 à 1995.

  • Hébergement des jeunes bénévoles : la municipalité de PUY L’ÉVÊQUE.

  • Encadrement des jeunes : intendance, animations, loisirs et cohésion du groupe : M. Serge SOUPLET, retraité de l’enseignement, membre de l'ASSAPE depuis sa création mais actif dans l’association depuis le début de sa retraite en 1990.

  • Encadrement technique : Retraités, professionnels dans différents corps de métiers : M. Jean PEREZ, artisan charpentier - M. René DEBREIL, artisan maçon - M. Roland BRAZ, épicier à Puy L’Évêque.

image4, Davezac - image5, Clamens - image6, Souplet

  • Jean –Pierre DAVEZAC - Jean-Pierre CLAMENS - Serge SOUPLET

image7, Perez - image8, Braz - image8, Delbreil

  •  Jean PEREZ      -        Roland BRAZ       -    René DELBREIL
    

Ci-dessous, à titre d’exemple, les programmes 1993 et 2000 : Comme le bon vin, la présentation s’affine avec le temps … sans franchir cependant le seuil de « l’âge du numérique » !

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L’organisation semble bien maitrisée, ce poème écrit par un bénévole en 1992 traduit avec une grande fidélité la vie d’un jeune de REMPART :

image11, Loïc



LES DIVERTISSEMENTS :

Ils étaient sensiblement identiques chaque année, toujours appréciés et agrémentés d’accompagnateurs-chauffeurs-guides bénévoles et dévoués.

  • Visites : ROCAMADOUR, le gouffre de PADIRAC, le château de BONAGUIL …
  • Animations : Randonnées, pique-niques, piscine, basket, canoé-kayak…


LES RÉALISATIONS de 1990 à 2000.


1990

image12, 1990

2ème quinzaine de juillet –

  • 17 jeunes de REMPART : 6 étrangers (3 Anglais, 2 Danois, 1 Espagnol) et 11 Français -

  • 6 moniteurs et bénévoles de PUY L’ÉVÊQUE.


A PUY L’ÉVÊQUE -

  1. Grand’rue : Aménagement de la Maison des Associations.

La municipalité a acquis cette imposante maison en pierre pour la mettre au service des associations locales. Une bibliothèque et une salle de réunion y sont prévues. Les travaux effectués par les jeunes REMPART sont financés par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports du Lot.

Alors que la restauration de la cave voûtée est réalisée par des jeunes de l’association RYTHME, les jeunes de REMPART œuvrent dans les niveaux supérieurs :

  • Réhabilitation de l’étage, hébergement comprenant un dortoir pour les jeunes garçons et des chambres à 2 lits pour les filles - Encastrement de lignes électriques, ponçage et rebouchage des boiseries, peinture d’huisserie-

image13, Ruche

« La maison des associations : une ruche ! » annote M. SOUPLET en guise de légende.

  • Amélioration de la cour intérieure - Démolition d’un escalier en béton (en photo ci-dessous), ouverture d’une ogive et construction d’un mur mitoyen :

image14, MA1

  1. Entre la rue Bovila et la rue des Capucins : Aplanissement des éboulis et consolidation des murs des maisons en ruine avoisinant l’escalier. Début d’aménagement de petites places de repos pour les promeneurs.

image15, Bovila

  1. Rue des capucins : Reconstruction d’un petit porche après son désencombrement.

image16, Cardaillac

  1. Place Guillaume de Cardaillac : Évacuation d’un dépotoire à l’emplacement d’un ancien magasin troglodyte puis nettoyage du lieu.

image18, Troglodyte


A DURAVEL –

L’église St AVIT : (Dossier 1)

Préalablement, un blocage des fondations a été réalisé en sous œuvre. Le haut de la voûte a été verrouillé par un linteau en béton armé interne aux maçonneries. St AVIT est sauvé de l’écroulement. En avril, des scouts de Périgueux ont commencé à déblayer la nef et ont dégagé un fragment de sarcophage (60 x 80 cm). Le dessouchage des arbres dans l’environnement immédiat a été effectué par des engins. Des travaux de maçonnerie ont été effectués à la suite par des entreprises spécialisées dans la restauration de Monuments Historiques : le cintre en pierres de l’arc triomphal est venu habillé le cintre de béton armé. Les pierres manquantes ont été remplacées et la reconstruction du mur clocher a débuté.

Les jeunes REMPART ont continué les travaux de déblaiement de la nef, de nivellement et de débroussaillage qui rendent au lieu une certaine majesté.

image17, StAvit1 - image18, StAvit2


image19, Lettre


Une anecdote sortie de la mémoire de Serge SOUPLET

Comme chaque année, lors de la réunion d’accueil des jeunes de REMPART, Serge SOUPLET insiste sur un fait : “Si vous vous heurtez à un problème, surtout, vous devez m’en parler et je le résoudrai!”

Chose qui arriva quelques jours plus tard !

“- Serge, nous avons un problème ! : nous voudrions souhaiter le 20ème anniversaire d’une camarade mais que lui offrir ?

  • oh, dit M. Souplet, l’idée est excellente, commandez un gâteau chez le patissier et partagez les frais entre vous, vous en profiterez tous et votre camarade sera contente ! "

M. Souplet est invité à l’anniversaire et on lui raconte : " Tous les habitants de Puy L’Évêque sont formidables ! Quand on les rencontre, ils nous félicitent tous pour les travaux que nous réalisons, et le pâtissier nous a offert le gros gâteau d’anniversaire pour 17 personnes !”



1991

image20, 1991

Deuxième quinzaine de juillet,

16 jeunes parmi 100 canditatures :

8 étrangers (1 belge, 1 allemande, 4 Irlandais, 2 anglaises) et 8 Français.


A PUY L’ÉVÊQUE

  1. Rue Bovila : déblaiement de gravats dans les maisons en ruine avec récupération des pierres qui serviront à la restauration des murs et dégagement de beaux vestiges qui seront conservés dans les aménagements futurs de ce lieu par les HLM du Lot.

image21, Gravats1 - image22, Gravats2

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  1. Rue des Capucins : traitement des pentes environnant l’escalier qui relie la rue Bovila à la rue des Capucins.

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  1. Grand’rue dans la maison des associations :

L’hébergement fonctionne : cuisine, dortoirs et blocs sanitaires sont opérationnels pouvant recevoir hormis les jeunes de REMPART, des musiciens, des stagiaires ou des équipes sportives. La grande salle de réunion est utilisée par plusieurs associations : club du 3ème âge, parents d’élèves, joueurs de cartes… La bibliothèque est fréquentée par des adultes et des enfants.

  • A l’intérieur de la maison des associations : Alors que l’association RYTME poursuit la restauration de la cave, les jeunes de REMPART effectuent les travaux de finition dans la salle de réunion et dans la cuisine-réfectoire : peinture, équipement électrique puis piquage des vieux enduits sur les murs. Dans le grand escalier, ils réalisent le rejointement des pierres.

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Puis c’est l’inspection !

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  • Dans la courette de la maison des associations : Démolition d’un appentis en éverite inesthétique et désencombrement des lieux.

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Dégagement d’une porte qui s’appellera : “porte des lépreux” - Avant et après l’intervention des jeunes de REMPART

Au sujet de cette porte, une petite anecdote issue de la mémoire de M. SOUPLET mérite bien d’être relatée :

En s’appliquant au piquage d’un mur intérieur de la courette, un des jeunes de REMPART, d’un coup de burin intempestif, pousse malencontreusement une pierre de ce mur. Celle-ci tombe dans la pièce adjacente, c’est-à-dire dans la chapelle St MICHEL.

Aussitôt, le jeunes avertissent Serge SOUPLET qui alerte à son tour le curé en exercice : Michel FRIDRICK, et le prie de se présenter rapidement sur les lieux sans donner plus d’explications.

Le curé arrive. M. SOUPLET s’étant préparé à être « sermon-né » lui explique très sumplement les faits, puis, impassible, fixe le bout de ses chaussures. Après quelques secondes qui lui semblent interminables il entend une petite voix douce murmurer : « Oh, que je suis content ! »

Surpris, il lève instantanément la tête, les yeux et les sourcils en direction de M. le curé qui réitère : « Oh, que je suis content, vraiment très content ! J’ai toujours entendu dire que les lépreux qui étaient confinés dans cette maison à une certaine époque, avaient un accès direct et exclusif pour entrer dans la chapelle St Michel. Je n’ai jamais su où se situait cette porte de communication ! ; maintenant je sais ! »***

Rappel : L’épidémie de la “peste noire” ou “grande peste” a sévi au milieu du XIVe siècle, de 1357 à 1352, dans le contexte dramatique du début de la guerre de “cent ans”. La grande peste a été particulièrement dévastatrice et a marqué profondément la fin du Moyen Âge : 1/3 de la population européenne est décimée.

  1. Le pignon de la chapelle St MICHEL

image36, StMichel

Avant et après intervention des jeunes REMPART.


Une anecdote sortie de la mémoire de Serge SOUPLET

Dans un café de la place du Mercadial, un soir de la fin juillet, ce fut la “fête de la bière”. Il est évident que les 4 Irlandais de REMPART ne pouvaient manquer l’occasion de se désaltérer. Ils furent considérés comme des hérauts par les fêtards de la soirée pour leur capacité à ingurgiter la bière!

Le lendemain, à l’heure du réveil Serge SOUPLET ne les trouva pas en forme, souffrant de la gueule de bois.

  • “Peut-être avez vous abusé de la bière? leur dit Serge SOUPLET.
  • “oh ,non, pas du tout, répondirent ils, mais la bière française n’est pas de bonne qualité !”


1992

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Réception du groupe à la mairie de Grézels.

  • 16 jeunes parmi 200 candidatures : 7 étrangers (1 Américain, 2 Espagnols, 1 Anglais, 3 Allemands) et 9 Français.

  • 2 moniteurs tailleurs de pierres.


A PUY L’ÉVÊQUE –

Grand’rue : Maison des Associations.

Reconstruction de l’appentis démoli l’année précédente. La Charpente et la couverture sont réalisées avec l’aide et le professionnalisme de artisan-charpentier Jean PEREZ de DURAVEL. Les murs de la cour subissent un piquage. Le résultat final est très satisfaisant et harmonieux :

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Vue d’ensemble de la cour avec l’équipe au travail :

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Après l’effort… le réconfort en musique.

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A GRÉZELS – St Jean -

Au Soleilho : le sauvetage d’une gariotte : réfection de la voûte interne et du chaînage circulaire extérieur.

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et ouverture d’un chemin de courte randonnée : le circuit du causse de GRÉZELS. Avec le concours de bénévoles du village, 1 300 m de chemins ont été ouverts avec balisage à l’appui : 200 m de sentiers taillés dans la colline, 300 m reconquis sur le taillis et 800 m débroussaillés. Point de départ : place de la fraternité à Grézels.

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Et bien sûr … le contrôle de la fin des travaux !

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A DURAVEL – Église de St Avit : (Dossier1) :

Les dégâts constatés au niveau de la voûte ont nécessité de couler une cloche en béton armé. Initialement, il était prévu qu’elle serait masquée par des lauzes mais les finances ne le permettront pas.

Les jeunes de REMPART continuent la mise en valeur du site : terrassement, marches d’accès au chœur, chainages d’angle, réparation du banc des pauvres et du banc des pélerins.


Carte postale envoyée par une jeune bénévole.

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1993

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Du 17 au 31 juillet, 15 jeunes : 7 étrangers (4 Britanniques, 1 Irlandais, 2 Allemands) et 8 Français


A PUY L’ÉVÊQUE –

Grand’rue : Le grand chantier de la Maison des Associations se termine par le rejointement de la dernière façade de la courette et le traitement de finition de la cheminée d’aération de la cave sous-jacente.

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A DURAVEL –Église de St Avit (Dossier 1) :

Le grand chantier de ST AVIT se termine.
Consolidation de vestiges de murs, restauration des bancs, étalement de castine dans la nef puis grand débroussaillage. L’historique de St AVIT en 4 langues a été fixée dans le choeur. L’inauguration aura lieu lors de la journée des Monuments Historiques. L’ASSAPE, propriétaire de cette église, la cède à la commune de Duravel.

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A LAGARDELLE –Tour de LAGARDE :

Cette tour du XIIIe siècle était une pièce maitresse dans le système d’observation des places fortes royales de BÉLAYE, LUZECH et PUY L’ÉVÊQUE. Elle faisait 25 à 30 m de hauteur. Ses vestiges ne dépassent pas les 5 m.

L’ASSAPE, avec le soutien de la mairie, décide de préserver sa fonction d’observatoire en construisant une plate-forme desservie par un escalier.

Les jeunes REMPART ont effectué un grand débroussaillage des abords.

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Elle sera intégrée à un sentier de randonnée.

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En 1993, l'ASSAPE participe à un concours vidéo organisé par la FNASSEM (Fédération Nationale des Associations de Sauvegarde des Sites et Ensembles Monumentaux), dans le but de remporter un prix, une aubaine qui aurait permis le financement de quelques travaux supplémentaires. Dans ce film, l’ASSAPE présente ses réalisations et montre les jeunes de REMPART au travail. Hélas, classée 8ème au concours alors que les prix n’étaient attribués qu’aux cinq premiers, l’ASSAPE ne remportera aucune récompense !

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1994

1994 : une année blanche ! Faute d’autorisations administratives et de financement, il n’y a pas eu de chantiers. Une autorité s’était octroyée ces responsabilités mais ne les a pas assumées !



1995

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12 jeunes : 6 étrangers et 6 Français

« Encore un groupe réussi ! » annote Serge SOUPLET sur son cahier.


A LAGARDELLE –Tour de LAGARDELLE :

Tour d’observation mais aussi repère dans le paysage. 1ère tranche de travaux : Amélioration du chemin d’accès, nivellement et rehaussement des murs.

Corsetage d’échafaudage et maçonnerie de consolidation.

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Et une autre forme de restauration récurrente!

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A GRÉZELS – La chapelle ST JEAN (Dossier 3) :

Le toit du porche de la Chapelle. Le toit était couvert de tuiles mécaniques très vétustes. La charpente a été refaite puis couverte de tuiles plates vieillies. La façade du porche a été améliorée pour une meilleure harmonie de l’ensemble.

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Une petite anecdote issue de la mémoire de M. SOUPLET :

Une voisine proche de la Chapelle fut agacée en constatant qu’une bande de jeunes allait s’attaquer à la restauration du toit du porche de la chapelle St Jean. Pouvaient ils être assez expérimentés et suffisamment respectueux pour effectuer cette tâche ?

Elle fut exaspérée en les voyant démolir le toit, irritée quand elle sut qu’ils allaient en effectuer eux-mêmes la reconstruction … mais, à la fin des travaux, elle leur a adressé ses plus vives félicitations et leur a offert un copieux goûter !



1996

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du 17 au 31 août - 17 jeunes : Anglais, Belges, Espagnols, italiens et français.


A PUY L’ÉVÊQUE –

  1. Église ST SAUVEUR :

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Nettoyage de l’escalier et des étages du clocher envahis par la fiente de pigeons. Réfection du plancher dans la salle des cloches puis traitement de ce plancher à la lasure.

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  1. Maison de la cale : Après l’évacuation de rebus et un grand nettoyage à tous les niveaux, un relevé topographique a été réalisé par un jeune géomètre de l’équipe de REMPART.

Avant et pendant les travaux. Le piquage est réalisé progressivement avec une grande maîtrise :

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Après les travaux. Mise en évidence d’une jolie découverte : le pourtour d’une ancienne ouverture :

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  1. Rue des cloutiers : reprise d’un linteau et d’un jambage en phase de délabrement. Avant, pendant (avec la pédagogie de M. Clamens ) et après les travaux de rénovation.

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  1. Église de CAZES. Un géomètre, jeune bénévole de l’équipe REMPART effectue des relevés topographiques.

A FLORESSAS - Au château (XIVe siècle) :

Se référer à https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee

Nettoyage complet des caves - abaissement du niveau du sol – arase des ruines menaçantes. Tout ceci dans le but de faciliter l’étude de sa prochaine réhabilitation. Elle est devenue une salle des fêtes.

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Une anecdote sortie de la mémoire de Serge SOUPLET

Serge Souplet avait pour habitude de se rendre tous les matins à la maison de associations à l’heure du réveil de ses “chers petits” de REMPART! C’est alors qu’un matin, un jeune Italien lui annonce qu’il n’est pas apte à travailler, il ne se sent pas en forme : un mal de tête le taraude !

Serge Souplet fait venir le médecin qui prescrit une ordonnance et du repos. A midi, Serge Souplet monte dans la chambre du malade mais trouve le lit vide ! Il se dirige vers les cuisines d’où proviennent des voix enjouées et là il trouve le bel italien revigoré en discussion avec du personnel féminin. M. Souplet lui demande aussitôt :

-“Je vois que tu vas mieux, tu as pris tes médicaments ?

  • Non, répond le jeune homme avec son accent chantant, je me suis fait des pâtes !”

Une recette de pâtes à l’italienne, bien sûr est plus bénéfique qu’un remède!***



1997

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Du 14 au 31 aout -

8 étrangers : 3 anglais, 3 Polonais, 1 Canadien, 1 Allemand et 9 Français dont 1 Réunionnais


A PUY L’ÉVÊQUE –

  1. Maison de la cale : piquage et fouilles – Recherche de fondations des maisons anciennes dans la cour arrière. (Dossier 2)

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  1. Église ST SAUVEUR : pose de carrelage au niveau de 2 étages du clocher en vue de l’installation d’un musée campanaire (qui ne verra pas le jour) – pose de grillage aux ouvertures : une protection nécessaire contre l’intrusion des pigeons.

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  1. Courbenac : Restauration et nettoyage de la source et du lavoir avec les conseils de René DELBREIL.

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  1. Cazes –Source - lavoir du CALAN : nettoyage et aménagement du site pour l’agrément des randonneurs.

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A DURAVEL -

Montbret – Nettoyage de la fontaine-lavoir avec les conseils de Jean PEREZ

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A SOTURAC –

Restauration de la Croix de rogation de Cavagnac (Dossier 4)

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Avant et après l’intervention des jeunes de REMPART.

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1998

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14 jeunes : 7 étrangers (3 Polonais, 1 Britanique, 1 Allemand, 1 Réunionnais, 1 Camerounais) et 7 Français


A PUY L’ÉVÊQUE –

  1. Chapelle St Michel : piquage et jointement du mur ouest.

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  1. Église ST Sauveur : Les travaux continuent après la pose d’abat-sons durant l’hiver. Nettoyage des cloches et derniers aménagements. Et une satisfaction évidente des chefs et de Michel FRIDRICH, curé en exercice.

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  1. Le lavoir de Lou Reyne : aménagement et consolidation pour une remise en fonctionnement imminente.

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Un agrément pour les marcheurs randonnant sur le sentier pédestre entre Sicard et Rauly.


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Une anecdote sortie de la mémoire de M. Souplet.

Une jeune de REMPART déclare : “J’ai obtenu mon permis de conduire à Paris juste avant de venir à Puy L’Évêque, je crains qu’après ce stage, je ne sache plus conduire !”

M. Davezac arrive le lendemain avec la petite voiture de sa femme qui n’en avait pas l’utilité les jours suivants et tend les clés à cette jeune fille qui ravie, l’utilse quelques jours durant. Elle demande à Serge Souplet comment remercier M. et Mme Davezac.

  • “Et bien, dit M. Souplet, je sais que les Davezac sont un peu gourmands, offre leur deux petits gâteaux au chocolat !”

Chose faite, la jeune fille a l’autorisation de reprendre la voiture. Elle se gare alors devant la maison des associations. En quittant cette place, elle fait une fausse manoeuvre, rate son démarrage en côte et heurte violemment le mur d’en face.

Le choc ayant été bruque, elle s’en sortit avec une minerve. Jean Pierre Davezac, bon prince, règla le problème sans l’ébruiter et prit les réparations entièrement à sa charge!***



1999

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15 jeunes : 3 étrangers (2 Belges, 1 Italien) et 12 Français.


A PUY L’ÉVÊQUE –

Maison de la cale : ravalement des façades grâce aux échafaudages prêtés par des artisans locaux : MM. Oberdorff, Bonifon, Eveno et Delbreil

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Avant et pendant les travaux.



2000

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2ème quinzaine d’aout - 13 jeunes : 1 Espagnole et 12 Français.


A PUY L’ÉVÊQUE –

Maison de la cale : Suite et fin du ravalement des dernières façades, celles qui font face à la rivière.

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Cette belle maison, élément essentiel de notre site se devait d’être extérieurement réhabilitée en attendant de connaître ses futures vocations dans le domaine du tourisme et surtout dans la revitalisation de tout un quartier.

a noté Serge SOUPLET sur son cahier à la fin du reportage photographique qui concernait cette maison.



Le mot Colette :

  1. Les archives de l’ASSAPE sont chronologiquement bien classées et correctement structurées : Présentation du lieu – Historique – Intérêts que présente la restauration de bâtiments pour le patrimoine – Travaux à effectuer- Financement - et devenir du lieu -

  2. Les archives personnelles de M. SOUPLET se composent de cahiers, un par année de collaboration de l’ASSAPE avec REMPART. Hormis 1994, ces 10 cahiers sont conçus sur le même schéma :

  • Les nom et photo de chaque jeune de REMPART
  • Le planning de la répartition des tâches de l’intendance pour toute la durée du séjour.
  • Le planning avec les horaires du temps de travail pour toute la durée du séjour.
  • Le reportage photographique légendé concernant les travaux effectués (très utilisé dans ce blog)
  • Le reportage photographique concernant les sorties sportives et culturelles.
  • Les articles de presse de l’année en cours notifiant les activités de l'ASSAPE avec REMPART ,
  • Les courriers adressés par les jeunes à Serge SOUPLET… dont quelques-uns figurent dans ce blog.

Détail surprenant, à côté de chaque portrait identifié par un prénom, est apposé un qualificatif : efficace, effarouchée, cool, vaillant, timide, mystérieuse : résumant ainsi brièvement le caractèrede la jeune personne bénévole! il parle de certains d’entre eux avec encore beaucoup d’émotions.

Les lettres conservées avec soin, reflètent un lien affectif assez fort, instauré en seulement deux semaines.

En feuilletant les pages de ses cahiers pour me les présenter, M. SOUPLET m’a raconté quelques anecdotes si cocasses qu’elles méritaient bien que je les relate.


“M. SOUPLET, pour votre engagement auprès de l’ASSAPE, pour la cohésion de groupe que vous avez réussi à instaurer chaque année donnant aux jeunes du cœur à l’ouvrage, pour les travaux pérennes qui ont été réalisés avec votre participation, félicitations ! Et pour le partage de tous ces témoignages, merci !”



LES DOSSIERS

L’église de St AVIT (1)

Sextus Alcimus Ecditius Avitus, dit Avit, mort un 5 février (v. 518/525), est un saint des Églises catholique et orthodoxe et évêque métropolitain de Vienne de la fin du Ve siècle-début du VIe siècle. Il est le successeur de Mamert (Dossier croix de rogation) l’évêque de Vienne, en Dauphiné.

Présentation :
Cette église champêtre desservait des maisons dispersées. La paroisse regroupait environ 200 fidèles, avait son cimetière et un logement pour son prêtre.

Histoire :

L’histoire de St AVIT a été déduite en partie de l’histoire générale de la province du Quercy.

Ve siècle : date de pierres taillées, mérovingiennes retrouvées dans la nef.

XIe siècle. Date présumée de sa construction, d’après le style de l’église.

L’église a été construite à côté d’une source guérisseuse. Elle était proche d’un carrefour important : le croisement d’un chemin de Crète est-ouest emprunté par des pèlerins avec celui d’un chemin nord-sud reliant les 2 forteresses de Pestillac (Montcabrier) et d’Orgueil (Mauroux). Elle avait pour parrain le puissant baron de Pestillac.

Pendant 9 siècles, elle a été un lieu de refuge et de repos ainsi qu’une église de 3 pèlerinages.

  1. le pèlerinage international de Saint-Jacques de Compostelle. St AVIT est la branche dite de Saint Jérôme qui venait du Puy et passait par Aurillac, Rocamadour, Duravel, Monsempron, Penne et Agen. Ce pèlerinage a été très actif pendant 3 siècles, du XIe au XIVe s.
  2. le pèlerinage régional de DURAVEL. L’église de Duravel était une filiale de l’abbaye de Moissac. Elle abrite, depuis le XIIe s, les reliques des 3 saints originaires de Gaza (Palestine) données à Moissac par l’empereur Charlemagne. A Duravel, le sarcophage contenant les reliques est ouvert tous les 5 ans.
  3. le pèlerinage local de la source de ST AVIT : la source située au nord-est du chœur avait la réputation de rendre les femmes fertiles et de guérir les enfants souffrant d’une déficience des membres inférieurs. Sur le corbeau sud de l’arc triomphal, à 6 m de hauteur figurent 2 enfants aux jambes atrophiées. Entre 1910 et 1925, des enfants auraient encore été guéris par l’eau de la source. Aux environs de 1560 : destruction de la nef et du clocher lors des guerres de religion qui ont ravagé le pays. La paroisse disparaît.

Jusqu’en 1789 : le cimetière est utilisé.

En 1950 : on vient encore à St AVIT pour tenter de guérir des enfants.

Dans les années 1960, la source est ensevelie et on ne connaît plus sa place exacte.

Le 24/04/1979 : l’église est classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

De 1988 à 1993 : Menacée d’écroulement, elle est sauvée par l’ASSAPE qui en devient propriétaire, emploie des entreprises spécialisées pour stabiliser les maçonneries, met le chœur hors d’eau et assure la protection des vestiges ainsi que la mise en valeur du site. Faute de moyens financiers suffisants l’ASSAPE n’a pas pu réaliser la couverture en lauzes du chœur dont le coût dépassait alors la somme de 60 000 francs.

Architecture :

La construction est de première qualité. Les murs peu épais avaient été montés à la chaux ce qui leur a permis de résister aux intempéries. Les trous de boulin destinés à recevoir les échafaudages sont encore visibles dans les murs.

Le chœur est voûté en cul de four et éclairé de 3 belles fenêtres. Il est cintré par le banc des pauvres qui assistaient à la messe à côté du prêtre. La niche servait à ranger les instruments du culte. Une croix pénitentielle a été reconstituée sur un modèle toulousain du XIe s.

L’arc triomphal, de 2,4 m de large et de 8,4 m de haut, présente une jolie décoration en damier. Il est surmonté d’un mur clocher de 15 m de haut servant de jalon sur le chemin des pèlerinages.

La nef possède 2 portes : celle des vivants dans l’axe de l’église et celle des morts, plus grande et plus belle, au sud, ne s’ouvrant que pour les enterrements (un accès au monde meilleur). Celle-ci était bloquée par un épar dont le logement est encore visible dans le mur.

Le cimetière : les morts y étaient enterrés les uns contre les autres en fosse commune. A l’ouest du cimetière se situent les vestiges du presbytère. Sur un panneau à l’intérieur du chœur l'ASSAPE a apposé une notice en 4 langues qu’elle a elle-même réalisée.

Travaux de l’ASSAPE :

Lorsque l’ASSAPE a acquis les ruines de l’église, l’arc triomphal menaçait de s’écrouler en entrainant dans sa chute les restes du mur clocher et la voûte du chœur. La végétation était omniprésente : arbres dans la nef et le cimetière, arbustes et fougères sur la voûte du chœur.

D’abord, l’ASSAPE a soutenu les maçonneries par des câbles, fait un cerclage autour du chœur à la hauteur de la corniche extérieure, renforcé les fondations en périphérie du chœur avec du béton armé, consolidé les arases des murs, colmaté une grosse fissure et coulé au-dessus du ceintre en pierre de l’arc triomphal, un ceintre en béton armé.

Une chape épaisse en béton armé et hydrofuge a été coulée au-dessus de la voûte en cul-de-four en incorporant les attaches des cerclages du Chœur. L’arc triomphal a été déposé, le cintre en béton armé a été habillé de pierres retaillées. La base du mur du clocher a été reconstruite. Certaines parties, à portée de main, ont été refaites en ciment pierre afin d’éviter de nouveaux vols : marches d’escalier et parties manquantes du banc.

La pierre sculptée de la niche qui avait disparu, a été refaite en s’inspirant des sculptures avoisinantes. Une croix pénitentielle a été reconstruite selon un modèle toulousain du XIe siècle relevé au musée Cluny.

Le dessouchage des arbres a permis de retrouver les vestiges des murs de la nef, la porte des morts et des vivants et les murs du cimetière. Aux abords, les arbres ont été supprimés dans un environnement de 5 m et la forêt nettoyée et éclaircie.

Bilan financier :

Frais divers liés à l’acquisition de ST AVIT (Notaire et géomètre), échafaudages, matériel et outillage, gros matériaux, assurances, participation à REMPART, animations des jeunes, et factures de diverses entreprises employées :
150 554. 89 F

A titre indicatif, estimation du coût de la main d’œuvre fournie par des bénévoles :
96 000,00 F

Recettes : Sauvegarde de l’Art Français, DRAC, Conseil général de Midi-Pyrénées, DRAE, Jeunesse et Sports et participation de l’ASSAPE : 138 554.89 F

Déficit : 12 000 F
la couverture en lauzes (60 000 F ) ne pourra pas être réalisée.

L’AVENIR de ST AVIT par l’ASSAPE.

L’église de ST AVIT était la propriété de Madame Christian DUBRUEL DE BROGLIO né June Diana VON SOLMS. Ses 6 enfants l’ont donné en sa mémoire afin qu’elle soit sauvée de la disparition et qu’elle reste un lieu public de calme et de recueillement. Il est exclu de rendre ST AVIT à sa vocation première de lieu de culte dans un département qui a perdu en 200 ans les 2/3 de sa population, il y a surabondance d’églises.

L’attrait principal de ST AVIT est d’être une magnifique ruine dans un site sauvage, un lieu de beauté et de mémoire visité par des amoureux de la nature sillonnant les chemins de randonnée.


La maison de la cale (2)

Présentation :

Elle est une maison recomposée, située dans la cité médiévale à l’extrémité sud-ouest de l’ancien quartier des artisans, des bateliers et des marchands. Elle correspond à un ensemble d’anciennes maisons de négociants transformée en maison bourgeoise. « Pièce maitresse de la partie basse de la ville, la laisser partir en résidence secondaire serait catastrophique. »

Elle assurait deux fonctions :

  • La défense : les murs du côté Lot avaient pratiquement les pieds dans l’eau sur une longueur de 43 m. Leur épaisseur de 70 à 120 cm ainsi que la présence des portes du 13e et 15e siècles montrent qu’il s’agit des murs d’origine. Les constructions sur la cale fermaient la ville face à la rivière.
  • Le commerce fluvial : 4 portes de cave donnaient directement sur le fleuve et permettaient de charger les gabarres amarrées sous les murs. Dans ces caves légèrement en pente, on stockait le vin et les produits d’un artisanat local très prospères : fer, poterie, étoffes…

Historique :

Sur le plan cadastral de 1837, on y voit 9 constructions séparées par une venelle de 2 m de large qui en desservait 7 et qui débouchait sur le Lot.

En 1869, le train arrive à PUY L’ÉVÊQUE et anéantira petit à petit l’activité du port mais on ne s’en doute pas encore !

En 1886, la percée de la rue de la cale fait disparaître 5 bâtiments. C’est à cette époque que date la réunion des bâtiments restants pour en faire une maison bourgeoise de 240 m2 au sol. Les vestiges sont raccordés par de mauvais arrondis et les matériaux sont hétéroclites.
En même temps, un quai de 15 m est construit devant la maison.

En 1910-1920, un bâtiment qui comportait 2 niveaux sur une cave est entièrement démoli et remplacé par une terrasse en béton armé doté d’une rambarde en brique.

En 1923, une crue centenaire inonde les caves (repère sur une façade de la cale). Un vilain enduit en ciment est alors appliqué sur 2 m de haut.

Le 16 août 1996, l’immeuble de la cale à PUY L’ÉVÊQUE est acheté par la municipalité.

Le projet municipal :

Il prévoit 3 logements locatifs.

  • Reprise de la charpente et de la zinguerie : remaniement et changement à l’identique selon la nécessité.

  • Remplacement de l’ensemble des menuiseries à l’identique,

  • Équipements de menuiseries bois intérieures : portes, parquets, plinthes…

  • Mise en œuvre de l’étanchéité sur la terrasse latérale

  • Reprise de certains points de gros œuvres en consolidation nécessaire pour le la pénurie du bâtiment.

  • Réfection de la façade piquage est rejointement, prestation offrant en front de Lot une vue harmonieuse du village

  • Recherche archéologique dans les caves et dans la cour d’entrée à la recherche de fondation de bâtiments disparus.

Ces 2 derniers points seront réalisés par l'ASSAPE avec REMPART

Cout des travaux : 1 284 390 F TTC Cout des honoraires de l’ingénierie, des assurances… 256 878 F TTC

L’Avenir en prévision de la maison de la cale :

Elle offre l’aménagement de 3 appartements dans son niveau supérieur.

En plus, elle était destinée, à cette époque, à abriter éventuellement un point d’information de l’Office du tourisme, la capitainerie du futur port de plaisance, un centre de réservation hôtelière et une maison des métiers d’art ou projets muséographiques.


L’église de St Jean (3)

image106, DossierG


La croix de rogation (4)

Le mot « rogation » est un emprunt au latin rogare, qui signifie « demander » et a pris le sens de « prière, supplique » en bas latin et de « prière accompagnée de processions » en latin ecclésiastique.

Certaines croix de chemins servaient aux processions, et notamment aux Rogations, fête aujourd’hui bien oubliée mais essentielle en milieu rural autrefois.

Ces Rogations, processions et prières publiques de tradition chrétienne, furent instituées en 469 par l’Évêque Saint Mamert, dans la Vienne en Dauphiné, en 469. (L’évêque Saint AVIT, lui succèdera).

Les Rogations, rite propitiatoire (qui a pour but de rendre la divinité propice), constituaient une fête liturgique s’échelonnant sur trois jours, du lundi au mercredi précédant le jeudi de l'Ascension. Curé en tête, la procession des paroissiens traversait le terroir de part en part, s’arrêtant aux croix pour bénir les prés, les vignes et les champs.

Chaque journée était consacrée, en principe, à la bénédiction d’un type particulier de culture. Le but était évidemment de garantir, par des prières adéquates, la prospérité de la communauté villageoise en immunisant ses diverses productions contre les risques d’orage, de grêle ou de sécheresse. C’est pourquoi il importait aux paysans de répartir les croix un peu partout au bord des chemins de la commune, de les élever aux endroits stratégiques donnant sur les prés, les vignes et autres cultures.

Au-delà de leur aspect religieux, ces croix pouvaient servir à définir et orienter l’espace.


Le poème préféré d’un jeune de REMPART envoyé à M. Souplet en 1991-

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