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Historique de « l'espace Culturel Charles BOIZARD » de PUY L'ÉVÊQUE.

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Centre culturel depuis 2012, cet espace servit auparavant de cadre à une école de garçons. De 1863 à 1890, les « Frères de l’école chrétienne » y jouèrent un «rôle clé».



image2, école



Sources :

• Archives lasalliennes de France.

• Jacques MAYSSAL : Puy-l’Evêque et son canton, cartes postales et clichés anciens.

• Délibérations du conseil municipal de PUY L’ÉVÊQUE

• Rapport de l’inspecteur d’académie sur l’enseignement primaire dans le département du Lot, 1898


1. CONJONCTURE DE L’ENSEIGNEMENT à PUY L’ÉVÊQUE AVANT L’ARRIVÉE DES FRERES DE L’ÉCOLE CHRÉTIENNES.

- Au XVIIe siècle :

L’enseignement primaire était-il efficace ? Les registres paroissiaux citent de nombreux témoins (baptême mariage décès) incapables d’écrire leur nom. Cependant à la veille de la Révolution à PUY L’ÉVÊQUE, 55% des hommes savaient au moins écrire leur nom, valeur élevée pour l’époque.

L’instruction des filles était d’alors loin d’être une priorité. Seuls leur étaient destinés les couvents ou pensionnats situés dans des villes..

Aucun bâtiùent n’était spécialement affecté à l’école, son emplacement variait au gré des possibilités. Les parents versaient à la mairie une redevance dépendant de l’enseignement reçu : lecture ou lecture, écriture, arithmétique. La mairie rétribuait les instituteurs et prenait en charge les loyers des salles de classe et des logements. Les enfants des familles nécessiteuses bénéficiaient de la gratuité.

Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), l’école comptait une 20aine d’élèves.

- En 1940 :

La commune obtint en 1839 l’accord préfectoral pour contracter un emprunt et attribua un bâtiment à l’école.

Cette école était située sur le côté Est de la place de la Truffière. Un document de 1890 permet de la situer sans ambiguïté à l’angle de la rue des Consuls, au pied de la tour épiscopale. Aujourd’hui, elle est une maison d’habitation, reconnaissable par ses fenêtres arrondies au rez-de-chaussée ; sa cour, à l’arrière, est devenu un jardin. Les fonds légués permirent l’aménagement de la nouvelle école.

- En 1863 :

La veuve de Raymond André DE GUISCARD décéda au château de BAR. Parmi ses nombreux legs, elle laissa 10 000 Francs à la commune de PUY L’ÉVEQUE à condition qu’elle y instaure une école dirigée par les « Frères des écoles chrétiennes ». La municipalité administrée par Maître Jean Baptiste MERCIÉ (maire de PUY L’ÉVÊQUE de 1837 à 1876) accepta ce legs.

- En décembre 1866 :

C’est la date à partir de laquelle commença l’aventure de 3 « frères des écoles chrétiennes » à PUY-L’ÉVEQUE après de « diverses lenteurs administratives ».


image2, Enseignement

Les Frères portaient une soutane noire non boutonnée avec un large rabat blanc, ils étaient familièrement surnommés les « Frères Quatre Bras » à cause de leur grand manteau à manches flottantes.


Conformément à la loi Falloux de 1850 qui permettait aux municipalités de confier leur école publique à des congrégations religieuses, les Frères furent nommés instituteurs communaux (publics) dans les locaux de l’école créée en 1840 et succédèrent à l’instituteur Louis REY tout juste nommé greffier du juge de paix.

Louis REY prépara la venue des Frères avec l’aide de l’abbé DELPECH. Les frères des écoles chrétiennes accueillirent pour leur 1ère rentrée 39 élèves-garçons.


image2, école


2. HISTORIQUE DE l’ESPACE CULTUREL Charles BOIZARD

- Au Printemps 1869 :

Les frères des Écoles chrétiennes se plaignirent de l’exiguïté des locaux de l’école défavorables à la qualité de l’enseignement et pourvus de logements dégradés. Ils demandèrent un échange avec un immeuble « plus spacieux et beaucoup plus susceptible d’agrandissement et d’amélioration situé en bordure du « champ de foire », en contrebas du cimetière et perpendiculaire au mur de soutènement de celui-ci. Il appartenait à Sébastien LAMOURE et qui avait été initialement conçu, un peu avant 1860 pour accueillir une institution libre.

La municipalité accepta : elle n’eut à payer que les frais d’acte notarié le 5 octobre 1869.

Cet immeuble, après travaux, disposa de 2 belles salles de classe bien éclairées, d’une grande cour de récréation clôturée qui permit l’installation d’un « gymnase » et d’un « hangar » pour abriter les élèves.

- Le 4 septembre 1870 :

A la proclamation de la « République Française » par GAMBETTA (déchéance de l’empereur Napoléon III et la chute du Second Empire), la seule école communale de garçons de PUY L’ÉVEQUE se trouvait donc en bordure du foirail, en contrebas du cimetière, perpendiculairement à son mur de soutènement.

- En Octobre 1873 :

Création d’un pensionnat, grâce au soutien du curé DELSUC, l’école jouissant d’une bonne réputation. « Un dortoir contenant une 30aine de lits et un réfectoire avec des dépendances » fut construit doublant ainsi la longueur initiale de l’école qui passait à 28 m.


MAIS QU’EN ÉTAIT-IL DE L’ENSEIGNEMENT DES FILLES ?

La loi du 10 avril 1967 stipule que toutes les communes de plus de 500 habitants devaient disposer d’une « l’école publique de filles ».

Les filles se partageaient entre 2 écoles à PUY L’ÉVEQUE : l’une dirigée par les « sœurs de la miséricorde » qui recevaient les filles des familles pauvres et l’autre par une personne laïque de « haute capacité ». La municipalité de PUY L’ÉVÊQUE ne trouva pas utile de construire un autre établissement scolaire à cette période.

A noter que toutefois, une école libre tenue par M. COMBES reçevait une centaine d’élèves jusqu’en 1875.


Les premiers pensionnaires qui étaient au nombre de 31 au cours de l’année scolaire 1873-1874, passèrent à 49 l’année en 1874-1875 et à une 100aine en 1975-1976. Les instituteurs libérèrent leurs chambres pour loger les pensionnaires. L’établissement était devenu à nouveau trop exigu.

- En 1875 :

Un 3ème projet d’agrandissement fut voté par la municipalité mais le projet traina en longueur :

la commune avait d’autres objectifs : construire une école maternelle et des écoles primaires dans les hameaux de Martignac et de Loupiac. Une partie des pensionnaires étaient hébergés à l’extérieur de l’école, dans l’ancienne caserne de gendarmerie.

- En 1882 :

L’arrivée des lois de Jules FERRY (1881-1882) vint profondément modifier l’école en FRANCE en instaurant la gratuité, l’obligation scolaire et surtout la laïcité. Elle dégrada les relations entre la municipalité et les Frères. La loi FERRY interdisait la religion dans le public mais garantissait la liberté de l’enseignement privé.

Le 3ème projet d’agrandissement se concrétisa enfin par une nouvelle aile en retour d’équerre (perpendiculaire au bâtiment initial), comprenant 2 niveaux :

  • des salles de classes au rez-de-chaussée

  • et un grand dortoir au premier étage.

3 tours dans-œuvre s’élevaient sur les angles de l’élévation Est et du mur-pignon Nord. La partie supérieure de ces tours, formait un petit édicule de plan carré couvert d’un toit à 4 pentes, qui pouvait servir de pigeonnier. Par ailleurs, d’après un plan daté de 1905 , la tour dans-œuvre Sud-Est correspondrait à une tour de latrines. La cour intérieure devait être plus profonde qu’actuellement.

A partir de cette date et jusqu’à la fin des années 1940, soit pendant plus de 70 ans, l’école conservera la même configuration.


image2, Plan

Plan de l’école des garcons

Document issu du Dossier d’œuvre architecture IA46106134 - Réalisé par Bernard Guillaume - Enquête thématique départementale, patrimoine scolaire - Région Occitanie :

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossier/IA46106134



image2, 1883

1883 - Dessin extrait d’un document publicitaire de l’école des Frères des écoles chrétiennes.

Le bâtiment du 1er plan parallèle au cimetière est terminé.


image2, 1915

Carte de 1915- Fonds Mayssal - L’école des garçons avec ses tours d’angle.


- En 1883 :

Les difficultés économiques importantes causées par le phylloxera se sont ressenties et le nombre d’élèves maintenu difficilement les dernières années chuta considérablement, cependant la fanfare de l’école brilla par ses performances.


image2, 1935

Carte de 1935 - Fonds Mayssal - Le portail d’accès à la cour de l’école est visible à Droite de la carte.


- En 1890 :

Les frères démissionnèrent de leurs postes d’instituteurs publics face à une administration de l’Instruction publique qui s’était durcie, imposant la laïcité.

L’inspecteur d’académie nomme 4 instituteurs laïques aptes à dispenser dans la continuité des Frères, la musique, la gymnastique et les « arts militaires » dans 4 classes avec « cours complémentaires » jusqu’en 1915.


Globalement, de nombreux élèves obtinrent dans cette école, leur certificat d’études primaires faisant de l’école de PUY L’ÉVÊQUE la 1ère du Lot.

De nombreux élèves furent admis aux écoles d’arts et métiers, à l’École normale, dans des administrations diverses : Ponts et Chaussées, Chemin de fer, Postes et télégraphes … ou eurent une vocation religieuse et ecclésiastique.

L’école se distingua par sa participation à de nombreux concours départementaux et régionaux et remporta de nombreuses médailles y compris en gymnastique.


- 1918 :

Les « cours complémentaires disparurent ». Le nombre de classes se réduisit à 3 puis à 2 : dépopulation due à la grande guerre et le commerce local disparut au profit des grands centres urbains.


Commença une période difficile pour PUY L’EVEQUE comme d’ailleurs pour presque tous les centres de cette importance. Les effets de la dépopulation deviennent désastreux après la disparition des 2/3 des effectifs des jeunes classes fauchés par la Grande Guerre. Le petit artisanat disparaît presque sous les coups de la grosse industrie ainsi que le commerce local au profit de celui des centres urbains voisins.

En 1924, la création de l’usine VIREBENT, apporta un nouveau souffle à PUY L’ÉVÊQUE. La démographie de la commune s’améliora et le contexte social et psychologique s’améliora.


- En 1930 :

Construction d’un cours complémentaire mixte et de classes primaires modernisées.

- En 1948 :

L’augmentation de la population se fit sentir après la fin de la 2e guerre mondiale et les parents désirèrent voir leurs enfants poursuivre leurs études.

Un projet de rénovation et d’agrandissement de l’établissement porté par Ernest MARCOULY, maire de PUY L’ÉVÊQUE (1945 – 1989) fut accepté par le ministre de l’Éducation. Ils concernaient :

  • la réorganisation et l’amélioration des salles de classes,

  • la création d’appartements pour les instituteurs,

  • la rénovation du dortoir et du préau,

  • le prolongement des 2 ailes des bâtiments avec la construction d’un pavillon d’entrée comprenant une salle de classe d’un côté et la création d’un appartement pour le directeur de l’autre côté.

  • et l’ installation de chauffage central.

Une 60aine d’élèves firent leur rentrée. 9 d’entre eux purent assister au cours complémentaire mixte nouvellement créé et assuré par M. DELARD.


image2, 1955-2

Carte de 1955 - Fonds Mayssal - Le pavillon d’entrée comprenant 1 salle de classe


image2, 1955

Carte de 1955 - Fonds Mayssal - Appartement du directeur, la cour et le terrain de sport en 1er plan.


- De 1951 à 1961 :

Le nombre d’élèves ne cessait d’augmenter et nécessitait une nouvelle école. Des travaux d’agrandissement furent envisagés sur des terrains agricoles jouxtant l’école de garçons et le cimetière. Cet emplacement devint, en 1960, celui d’un **CEG **(Collège d’enseignement Général) qui prit l’appellation, en 1971, de CES (Collège d’enseignement Secondaire) avec 2 classes de transition.

D’autres modifications ont suivi du côté collège.


image2, 1980

Carte de 1980 - Fonds Mayssal - Vue sur l’église depuis le porche d’entrée de l’école des garçons


- En 1976 :

Apparition de la mixité dans les «écoles primaires de PUY L’ÉVÊQUE.

- Jusqu’en 2007 :

L’ancienne école communale continua d’exister pour l’enseignement primaire du 2e degré jusqu’à un regroupement scolaire des écoles maternelles et primaires dans l’« école des filles ».

- En 2012 :

Création d’un Centre culturel Charles BOIZARD comprenant une médiathèque et un théâtre de verdure au niveau de l’emplacement de l’ école communale des garçons d’autrefois par le maire en exercice : M. Serge GUÉRIN.

Charles Boizard (1922 – 1944), originaire de FUMEL fit un stage d’élève-maître à PUY L’ÉVÊQUE. Il a été fait prisonnier au combat de LARNAGOL (Lot) le 10 avril 1944 et fut fusillé quelques jours plus tard à TOULOUSE. Son nom fut attribué, en 1988, à la place donnant accès à l’école où il avait exercé.


Plusieurs événements culturels eurent lieu dans le théâtre de verdure dont voici quelques exemples :


image2, 2021

Installation en vue du Festival de guitare



image2, 2024-Concours

Remise des prix du concours de contes organisé par l’association Puy l’ÉVÊQUE - Patrimoine



image2, 2024

“Les contes à cheval” organisé par l’association Puy l’ÉVÊQUE - Patrimoine



image2, école



3. LES FRÈRES DE L’ÉCOLE CHRÉTIENNE

Source : Lasalle France


image2, Frères


ORIGINE :

Les Frères des Écoles chrétiennes ont formé une congrégation religieuse laïque masculine fondée à REIMS en 1680, par saint Jean-Baptiste DE LA SALLE (1651-1719), chanoine de REIMS qui, attaché à la papauté, était désireux d’œuvrer pour l’éducation des enfants pauvres.

OBLIGATION :

Ces Frères des Écoles chrétiennes, appelés aussi LASALLIENS, vivaient en communauté, prononçaient des vœux (pauvreté, chasteté, obéissance) sans recevoir le sacrement de l’ordre : ils n’étaient pas prêtres.

MISSION :

Dispenser une éducation gratuite humaine et chrétienne « aux enfants des artisans et des pauvres, laissés à l’état d’abandon » en œuvrant à travers un vaste réseau mondial d’écoles, de collèges, de lycées et d’universités et visant à épanouir ces élèves dans des dimensions intellectuelles, affectives, sociales, morales et spirituelles. Cette congrégation fut la plus importante de France au niveau de l’enseignement au XIXe s.

PÉDAGOGIE :

Enseignement en français (et non en latin)de la lecture et de l’arithmétique par classe de niveau incluant des travaux pratiques qui préparant les élèves à la vie active.


HISTOIRE DES FRÈRES DE L’ÉCOLE CHRÉTIENNE

- En 1719:

A la mort de son fondateur, 274 frères enseignaient à 9 885 élèves dans 23 écoles. Au XVIIIe s, les frères diversifièrent l’enseignement en dispensant l’histoire, la géographie, la mécanique, les langues, les sciences, le dessin industriel, les mathématiques, l’architecture et certains métiers comme le tissage ou le travail du fer et du bois.

- Le 28 janvier 1724:

L’Institut obtint l’approbation pontificale par Benoît XIII et devint une congrégation religieuse.

image2, Emblème

L’emblème de l’Institut : une étoile d’argent rayonnante (foi et charité) sur un bouclier bleu et une devise : « Signum Fidei » ou « Signe de la Foi »


- Pendant la guerre franco-prussienne de 1870 :

Beaucoup de Frères, exempts du service militaire en raison de leur statut religieux, servirent comme infirmiers, brancardiers ou aumôniers militaires.

- Le 18 août 1792 :

Comme toutes les autres congrégations enseignantes, l’institut des Frères fut supprimé par un décret de l’Assemblée législative . Beaucoup de Frères s’exilèrent ou devinrent instituteurs laïques. Il y avait jusqu’alors en France, 930 frères, répartis en cent vingt-huit établissements et donnant l’instruction à 35 700 élèves.

- Le 17 mars 1808 :

Un décret impérial stipula que les « Frères de l’école chrétienne » pouvaient reprendre officiellement leur fonction. Elle se redéveloppa en France.

- En 1833 :

François GUIZOT, ministre de Louis-Philippe Ier, promulgua une nouvelle loi visant à organiser l’éducation primaire qui entama un recul de l’enseignement par les « Frères de l’école chrétienne ».

- Le 7 juillet 1904 :

La suppression légale de l’ordre en France fut décidée. Lors des fermetures massives liées à la loi d’interdiction d’enseigner pour les congrégations (loi Émile Combes de 1904), de nombreux frères en France, choisirent de se “séculariser” (quitter l’habit religieux et enseigner en tant que citoyens civils), d’autres se sont exilés.

- En 1914 :

Début de la Première Guerre mondiale , le ministre de l’Intérieur Louis MALVY suspendit les vœux d’expulsion des religieux dans un esprit d'«Union Sacrée ». Des milliers de frères exilés revinrent volontairement pour défendre la patrie.

- En 1918 :

Après la guerre, bien que toujours sans existence légale, l’Institution se réorganisa. Les frères rouvrirent des écoles en civil, vivant sous un statut de tolérance tacite.

- En 1904 :

Une loi permit aux congrégations enseignantes de récupérer pleinement le droit d’exercer et d’enseigner en portant à nouveau leur habit religieux.

- En 1945 :

A la Libération, , cette abrogation n’a pas été remise en cause par la République Française en raison notamment des nombreux actes de résistance des frères.

- Aujourd’hui :

Bien que le nombre de frères ait diminué, l’esprit lasallien est présent dans des milliers d’établissements scolaires et universitaires à travers le monde.

En France, il reste 19 communautés de frères coordonnées par la structure « La Salle France » qui œuvrent auprès d’un million de jeunes, dans 79 pays. La plupart vit directement au sein des écoles et travaillent au quotidien avec plus de 10 000 enseignants et cadres d’éducation laïcs dans 150 établissements scolaires où collaborent des religieux et des laïcs (de la maternelle au post-bac, incluant des collèges, des lycées et 4 écoles d’ingénieurs) et accueillent environ 145 000 élèves et étudiants.

Dans le Lot, aucun établissement scolaire sous tutelle des Frères des Écoles chrétiennes n’est en activité actuellement.


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